Latest Poems

To the Evening Star

T

William Blake (1757–1827). Thou fair-hair’d angel of the evening, Now, whilst the sun rests on the mountains, light Thy bright torch of love; thy radiant crown Put on, and smile upon our evening bed! Smile on our loves, and while thou drawest the Blue curtains of the sky, scatter thy silver dew On every flower that shuts its sweet eyes In timely sleep. Let thy west wind sleep on The lake; speak...

Lassitude

L

Je traîne à chaque pas un boulet trop lourdFait de regrets, d’ennuis, de souvenirs moroses ;Mais parfois, remembrant mes plus vieilles amoursJe trouve un doux parfum aux plus tristes des choses. D’autres fois, le plus souvent quand s’abîme le jour,Je me sens seul, en proie à un cafard sans cause,Seul et veule et sans joie, invoquant le secoursD’un sourire défunt qui...

The Winter Lakes

T

Out in a world of death far to the northward lying,Under the sun and the moon, under the dusk and the day;Under the glimmer of stars and the purple of sunsets dying,Wan and waste and white, stretch the great lakes away. Never a bud of spring, never a laugh of summer,Never a dream of love, never a song of bird;But only the silence and white, the shores that grow chiller and dumber,Wherever the ice...

Aux iles aux parfums

A

Yakoute Abdouroihamane Où rien n’est défunt Les purs des fruits à gogo Comme si le tam-tam  résonne le tango. Un endroit où santé est prospérité Quel genre de vie sans une priorité Il est vrai que la mer est capricieuse Pour y nager la sirène doit  être malicieuse. Parait-il que tout est science Naturelle que virtuelle sans perdre conscience L’œil distrait des beautés d’une vivacité sereine...

À l’éternel amour

À

Ô mer, ô mer immense et triste, qui déroules,Sous les regards mouillés de ces millions d’étoiles,Les longs gémissements de tes millions de houles,Lorsque dans ton élan vers le ciel tu t’écroules ; Ô ciel, ô ciel immense et triste, qui dévoiles,Sur les gémissements de ces millions de houles,Les regards pleins de pleurs de tes millions d’étoiles,Quand l’air ne cache point la...

Ma biographie

M

A Henri d’Ideville. Le torrent que baise l’éclair Sous les bois qui lui font des voiles, Murmure, ivre d’un rhythme clair, Et boit les lueurs des étoiles. Il roule en caressant son lit Où se mirent les météores, Et, plein de fraîcheur, il polit Des cailloux sous ses flots sonores. Tel, je polissais, cher Henri, Des vers que vous aimez à lire, Depuis le jour où m’a souri Le...

Même quand nous dormons

M

Même quand nous dormons nous veillons l’un sur l’autreEt cet amour plus lourd que le fruit mûr d’un lacSans rire et sans pleurer dure depuis toujoursUn jour après un jour une nuit après nous.

(Derniers Poèmes d’amour)

Paul Eluard 14 December (1895 –  1952)

L’ABIME

L

Un abîme de silence nous sépare l’un de l’autreJe me tiens d’un côté de l’abîme et vous del’autreJe ne peux pas vous voir ou vous entendre, cependant je le saisVous êtes làSouvent je vous crie votre nom d’enfantEn prétends que l’écho qui répond à mon appel estVotre voix.Comment pouvons-nous jeter un pont sur cet abîme? Jamais.Par une parole ou par une...

Plus aucun souffle…

P

Plus aucun souffle.
Comme quand le vent du matina eu raisonde la dernière bougie.
Il y a en nous un si profond silencequ’une comèteen route vers la nuit des filles de nos filles,nous l’entendrions.
– – –Philippe Jaccottet, in Poésies 1946-1967 (Gallimard, 1971)
( pour en savoir plus sur l’auteur : cliquer ici )

To Morning

T

O HOLY virgin! clad in purest white,
Unlock heav’n’s golden gates, and issue forth;
Awake the dawn that sleeps in heaven; let light
Rise from the chambers of the east, and bring
The honey’d dew that cometh on waking day.         5
O radiant morning, salute the sun
Rous’d like a huntsman to the chase, and with
Thy buskin’d feet appear upon our hills.
William Blake (1757–1827).