La coupe

L

Laisse venir à toi doucement les images ;
Comme une coupe pure offre-leur ton esprit
Et qu’au cristal de l’eau dans leur fraîcheur surpris
S’inscrivent les reflets légers des paysages.

Ne bouge pas. Bientôt s’en viendront les oiseaux
Apprivoisés poser leur vol près de la coupe.
Des lézards étendront leurs corps agile et souple
Au soleil ; et le ciel s’irisera dans l’eau.

Sois celui qui se tait, contemple, se recueille,
Le lac calme où s’apaise un instant le torrent
Avant de rebondir dans l’ombre en s’enfuyant
Dans un grand éboulis de pierres et de feuilles.

Cécile Périn (1877-1959)
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