Kechida Walid

Les gens parlent
Et je parle,
Je le fais avec mon cœur
Et avec, je chante et je pleure
Je chante mes sentiments
Et je pleure le future effrayant
Je crie au long de ma route
Mais personne m’écoutent
Et avec ma plume noire
Je dessine de belles histoires
Des souvenirs du printemps
Que je vais me rappeler à tout moment
Des images de jeunesse
Qui feront des sourires à la vieillesse
Une fleure tout en blanc et vert
Qui changera l’obscurité d’hiver
Je dessine des bougies
Qui éclaireront un trajet
D’un aveugle perdu
Ou d’un fol étourdi
Car personne n’est assez prudent
Pour éviter les obstacles de la vie encombrants
J’essaie de guider
Et je suis guidé
Je suis mon cœur
Partout et à tout heures
Il me parle et me raconte
Qu’il est prisonnier de ma langue
Alors que la plume le libère
Pour écouter à ses histoires
Car si il restera encore prisonnier
Il s’éclatera du mal entouré
Alors il se détache et se libère
Et raconte les histoires du printemps et d’hiver
Ma plume écoute et écrit
Et ma langue apprenne et lit
Des formules qui attirent les gens
Et qui chantent aux parents
Chantent des larmes de peur
Et des sentiments du malheur
Des formules qui dansent
Au chant de la vengeance
Qui dessinent des sourires
Aux visages en train de souffrir
Des formules qui sculptent
Des mémoires imposantes
Mes formules ne sont pas de la magie
Ils sont de l’art de la poésie

avec aimable permission de l’auteur


Kechida Walid

Dans la forêt de l’amour, je suis perdu
Comme un fol aveugle étourdi
Sans aucune réponse, je me demande
Je raconte mes sentiments au monde
Est-il juste que je sois victime de l’amour
L’amour d’un ange qui s’enfuit et court
Est-il temps d’être victime
Est-il temps de vivre en amertume
Celle que j’aime va bientôt partir
Dois-je attendre, patienter, ou courir

Dis-moi qu’est-ce que je dois faire
Où est-ce que je vais au milieu du désert
J’ai suffisamment patienté et suffisamment souffert
Dois-je laisser tout sombre ou rendre claire
Car mon cœur est en plein colère
Et je ne sais qui suivre, j’ai perdu le flair

Mes larmes tombent sur ma feuille blanche
Ainsi que l’encre noire, découpent mon cœur en tranches
Dessinent l’histoire de l’amour interdit
Et la joie qui vienne chaque samedi
Mais elle ne sera jamais complète
Autant que les âmes ne sont l’une à l’autre
Je me demande et je me questionne
Faut-il que j’abandonne
Ou dois-je attendre la lune de mai
Qui me donnera le sens du verbe « aimer »

Dis-moi qu’est-ce que je dois faire
Où est-ce que je vais au milieu du désert
J’ai suffisamment patienté et suffisamment souffert
Dois-je laisser tout sombre ou rendre claire
Car mon cœur est en plein colère
Et je ne sais qui suivre, j’ai perdu le flair

Y’a-t-il une chose que je dois faire
Ou dois-je laisser passer à loi d’univers
Des choses qui passent sans intervenir
Mais ces choses nous font vraiment souffrir
Mr. le temps, puis-je te faire confiance
Promis moi que tu arrêteras cette vengeance
Promis moi que tu me laisse plus pleurer
Non, peut-être tu ne dois pas jurer
C’est moi qui dois arrêter à penser
Et arrêter de croire aux romans français

Dis-moi qu’est-ce que je dois faire
Où est-ce que je vais au milieu du désert
J’ai suffisamment patienté et suffisamment souffert
Dois-je laisser tout sombre ou rendre claire
Car mon cœur est en plein colère
Et je ne sais qui suivre, j’ai perdu le flair

Mon cœur et ma tête sont en dispute
Qui dois-je suivre et à quel but
Je dois peut-être rester muet
Attendre le destin et ses surprises cachées
Mais je sais que le trésor n’est le mien
Et d’attendre ne résout rien
Ton souvenir sera toujours en mémoire
Et au monde, je la raconterai avec gloire
Avec ma plume, je dessinerai ton image
Et mes yeux n’oublieront jamais ton beau visage

avec l aimable permission de l’auteur


Pour Toices mots risquent de te choquer et
je risque de te déplaire mais
j’agis sous le feu
d’une sensation
étrange qui imprègne mon âme
à chaque fois que je te revois la
main que je te tends traduit
un peu de cette ferveur qui
m’anime car je n’ose encore
te parler de passion
tout le reste dépend de Toi

Chakib Hammada

Extrait de « Soleils séquestrés », poèmes, inédit.

Avec l’aimable authorisation de l’auteur

"Djurdjura Mountains" © 2003Amadej Trnkoczy