Y a-t’il un pays?
Un pays où la mer chante une chanson sans paroles?
Où les oiseaux volent comme une vague dans le ciel?
Où le soleil brille même s’il pleut chaque jour?
Mais avec un rhythme plein d’amour?
Y a-t-il une chanson?
Une chanson qu’un homme peut chanter?
Une chanson avec une mélodie qui a des ailes?
Y a-t’il un homme avec une voix qui m’appelle?
Un appel à mon coeur, de loin, qui me fais danser?
Y a-t’il un jour?
Qui promet le soleil sous la pluie?
Un arc-en- ciel avec un pot d’amour?
Un jour quand le rêve deviendra réalité
Et réalité deviendra un nouveau rêve rencontré?
Y a t’il? Y a t’il? Y a t’il?
J’en rêve, oui j’en rêve
GretchenW © 2003
Jaillis des bois obscure fleurant l’ondée,
Harnachés de rayons égaux dans des rênes d’or,
Les zèbres étalent l’aurore sur les pleines
Marchant jusqu’aux genoux dans les fleurs écarlates.
Le soleil balafrant leurs flancs de flamme
Flamboie entre les ombres alors qu’ils passent
Secoués de frissons électriques dans l’herbe
Comme le vent sur les cordes d’or d’une lyre.
Dans l’air éparpillant un plumage rosé
Qui s’effrite à leurs pieds en errantes vapeurs,
A voix que l’étalon encerclé les troupeaux,
Moteur de beauté chargé de plaisir
Pour rouler sa cavale sur les lys piétinés.
ROY CAMPBELL
Traduit par Armand Guibert
Un demi-siècle de poésie, La Maison du Poète, Dilbeek, 1954.



